Etude de groupe 2019 : des évolutions de revenus contrastées selon les productions !

Selon l'étude réalisée par les Chambres d'agriculture de 7 départements (16-37-41-44-49-72-79) et le réseau AS (AS 44, AS 49, AS 50, AS CEFIGA 37, AS CEFIGA 72, AS Centre Loire, AS 79 et AS AFAC), les évolutions de revenus sont contrastées selon les productions. Découvrez l'analyse de l'évolution économique et financière de 16 systèmes de production

Sur la base de plus de 2700 exploitations, le résultat courant 2018 par UTA (Unité de Travail Agricole) est de 22 900€ (22 300€ en 2017), en hausse de 2,6% comparé à l'année 2018. Cependant, on constate que ce résultat présente toujours de grandes disparités entre les productions et au sein même d'une production. 46% des revenus agricoles sont inférieurs à 15 000€ (40% en 2018).

Des évolutions toujours contrastées selon les productions

  • Lait : Le résultat baisse de 11% entre 2018 et 2019. Sous l'effet de l'augmentation des amortissements. On constate une stabilité de l'EBE et de la trésorerie.
  • Viande bovine : L’année 2019 est marquée par une baisse du résultat courant passant de 13 143€ par UTA en 2018 à 11 392€ en 2019.
  • Caprins : Forte diminution. En effet, le résultat courant passe de 26 522€ en 2018 à 21 120€ en 2019 par UTA. Cela est dû en partie par la baisse de l'EBE, mais surtout par la hausse des amortissements. Les éleveurs ont investi en autofinançant. Cela se traduit par une compression des prélèvements privés. 
  • Ovins : en baisse également. La diminution du résultat courant atteint 25% passant de 18 939€ par UTA en 2018 à 14 089€ en 2019. Cela se traduit par une hausse des charges alimentaires et une diminution du prix de vente de l'agneau.
  • Porcs : En chute mais la pente est plus faible entre 2018 et 2019 par rapport à 2017 et 2018. Le résultat courant par UTA passe de 21 943€ en 2018 à 15 188€ en 2019 (37 734€ en 2017). La baisse est dû en partie par l'augmentation des amortissements. La conjoncture des prix était plutôt favorable sur 2019 mais les événements de début 2020 pourrait dégrader la rentabilité des ateliers.
  • Volailles : Le résultat se stabilise par rapport aux deux dernières années. En effet, le résultat courant par UTA est fixé à 20 300€ par UTA en 2019 (22 000€ en 2018, 12 479€ en 2017). L'aliment reste le principal poste de dépenses en charges opérationnelles. L'année est marquée par une augmentation des investissements par les éleveurs (rénovation, équipements sur les exploitations).
  • Grandes cultures et semences : en progression. En grandes cultures, le résultat courant 2019 atteint 17 192€ par UTA soit +12%, bénéficiant de meilleures récoltes en cultures d'automne qui compensent bien la baisse du prix des céréales (ex: Blé à 147€/T contre 166€/T en 2018).
    Quant à la production de semences, elle connaît également une hausse de 40% passant d'un résultat courant par UTA de 21 366€ en 2018 à 29 917€ en 2019.
  • Maraîchage : en hausse de 16% (résultat moyen par UTA de 44 485€ en 2019). Ce résultat est obtenu sous l'effet conjugué d'une meilleure rentabilité (+3% EBE/PE), d'une surface agricole en hausse (+9 ha) et d'un marché des légumes frais porteur du fait de sa bonne image auprès des consommateurs.
  • Horticulture : en hausse de 21%. Le résultat moyen par UTA progresse de 3700€ entre 2018 et 2019 (26 710€ en 2019). Mais celui-ci masque une disparité à l'intérieur du groupe, aussi bien sur la nature des productions (plantes à massif, en pots, fleurs coupées, pépinières fruitières, rosiériste), que sur le circuit de distribution (circuits courts, grossistes, GMS) et de la taille de l'entreprise avec une main-d'oeuvre de salariés.
  • Arboriculture : Le résultat courant par UTA est stable en 2019 par rapport à 2018 (+1%). Le résultat moyen s'élève à 35 734€ par UTA pour l'année 2019 (35 300€ en 2018). La production de 2019 progresse de 7% en raison d'une légère augmentation des surfaces et de rendements.
  • Viticulture : En Val-de-Loire, le résultat 2019 de 40 827€ par UTA amorce une légère baisse par rapport à 2018 (41 000€). Les rendements de la récolte 2019 ont été inférieurs à la moyenne, et le marché du Vin est conforté par une crise structurelle de la chute de la consommation en France, et conjoncturelle sur l'export et la crise COVID19. 
    En Cognac, le résultat 2019 atteint 82 940€ par UTA en 2019 (52 622€ en 2018) soit un bond de 58%.