Etude de groupe 2017 : des revenus agricoles en baisse !

Selon l'étude réalisée par les Chambres d'agriculture de 6 départements (37-41-44-49-72-79) et le réseau AS (AS44, AS49, AS CEFIGA 37, AS CEFIGA 72, AS Centre Loire, AS Deux Sèvres, AS-AFAC), le revenu agricole est à nouveau en baisse cette année ! Cependant, il est constaté qu'il est en hausse pour certaines productions. Découvrez l'analyse de l'évolution économique et financière de 16 systèmes de production !

Sur la base d'un échantillon de plus de 3300 exploitations, le résultat courant 2017 par UTA (Unité de Travail Agricole) est de 12 327€ (14 592 € en 2016), en baisse de 16% par rapport à 2016. On remarque également que presque 60 % des revenus sont inférieurs à 15 000€. Cependant, il existe des disparités entre les productions et au sein d'une même production. En effet, presque 60% des revenus agricoles sont inférieurs à 15 000€.

Des disparités selon les productions

  • Lait : Le résultat augmente de 3 860€ entre 2016 et 2017. La hausse des volumes et la compression des charges a permis la progression du résultat. Par contre, le prix du lait en production laitière est resté bas à 313€ / 1000 L. Découvrez la note de conjoncture
  • Viande bovine : légère baisse pour l'année 2017 contrairement à l'année 2016. Le revenu courant par UTA passe de 14 990€ à 14 120€ en 2017. Découvrez la note de conjoncture
  • Caprins : La dynamique de progression se maintient pour la cinquième année grâce à l’augmentation du prix du lait et une croissance des volumes. Le résultat courant passe de 22 731€ en 2016 à 24 531€ en 2017 par UTA, soit une évolution de 8%. Le taux d'endettement reste cependant élevé : 62% dont 22% d'endettement court terme.
  • Ovins : le résultat se dégrade à nouveau en 2017 malgré une progression en 2015. Le résultat courant par UTA passe de 16 062€ en 2016 à 14 044€ en 2017, soit une baisse de 13%. La baisse des charges opérationnelles n'a pas permis de compenser le tassement du prix des agneaux.
  • Porcs : Pour la deuxième année consécutive, le résultat courant se redresse très nettement passant de 22 931€ par UTA en 2016 à 40 889€ en 2017 (il était de 5 276€ en 2015). Cela est dû à une hausse du prix au cadran, dopée par les exportations vers l'Asie sur le 1er semestre 2017 et la stabilité du prix des aliments. L'évolution du revenu disponible dans quelques exploitations est affectée en partie à des investissements pour moderniser les outils de travail.
  • Volailles : en baisse. En effet, le résultat courant par UTA passe de 17 101€ en 2016 à 13 000€ en 2017. L'aliment reste le principal poste de dépenses en charges opérationnelles. Malgré la diminution du résultat, les éleveurs avicoles conservent leur dynamique d'investissements.
  • Grandes cultures et semences : Pour la 2ème année consécutive, le résultat courant est négatif en grande cultures (rendements hétérogènes et une chute des cours pour la nouvelle récolte 2017). Le résultat courant par UTA passe de -793€ en 2016 à -4 609€ en 2017. Quant à la production de semences, dépendante de celles des grandes cultures, connaît également une baisse passant d'un résultat courant par UTA de 21 366€ en 2016 à 4 653€ en 2017 soit une diminution de 78%. Globalement, les surfaces en semences sont restées stables avec une diminution en maïs et une augmentation de la production chanvre. Découvrez la note de conjoncture
  • Maraîchage : belle progression pour l'année 2017. Le résultat courant par UTA augmente pour atteindre 44 500€, soit une hausse de 40% par rapport à 2016. 2017 a vu une bonne valorisation des légumes d'hiver et des bonnes conditions de récolte.
  • Horticulture : en progression. Le résultat moyen est de 37 500€ par UTA en 2017 (30 681€ en 2016) soit une hausse de 22% par rapport à l'année 2016. Le climat a été favorable et a stimulé les achats au printemps et à l'automne. Cette dernière a été dynamique en pépinière.
  • Arboriculture : après deux années de progression, les résultats de l'exercice 2017 sont en baisse. Le résultat moyen s'élève à 18 508€ par UTA pour l'année 2017 (35 233€ en 2016). La conjoncture a été maussade compte tenu des conditions météorologiques et de la commercialisation à l'export.
  • Viticulture : La récolte 2016 en Val de Loire a été faible a cause d'une succession d'accidents climatiques (gel, grêle etc). L'année 2017 se termine par un niveau moyen-stable par rapport à 2016 : le résultat s'élève à 43 000€ par UTA (42 541€ en 2016). Quant au Cognac, nous constatons une forte baisse pour l'année 2017 : le résultat passe de 80 000€ par UTA en 2016 à 52 000€ en 2017.

 

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